JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PROTECTION DE LA COUCHE D’OZONE : CECOSDA RAMÈNE LE DÉBAT AUX RÉALITÉS DU QUOTIDIEN

 

World Ozone Day 2026 | Journée internationale de la protection de la couche d’ozone 2026

Centre for Communication and Sustainable Development for All (CECOSDA) | Centre pour la Communication et le Développement Durable pour Tous (CECOSDA)

Yaoundé, 16 septembre 2026 — Que devient le gaz contenu dans un vieux réfrigérateur ? Que se passe-t-il lorsqu’un climatiseur est réparé sans précaution ? Peut-on vraiment parler de solution « verte » lorsqu’un procédé utilisé pour la produire crée une autre forme de pollution ?

C’est autour de ces questions très concrètes que CECOSDA a organisé, le 16 septembre 2026, une conférence de sensibilisation à l’occasion de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone. L’objectif n’était pas simplement de répéter qu’il faut protéger l’ozone. Il s’agissait de comprendre les risques, d’interroger nos propres pratiques et d’identifier ce que les citoyens, les techniciens, les organisations et les décideurs peuvent faire différemment.

Cette rencontre s’inscrit dans l’engagement plus large de CECOSDA en faveur de l’énergie verte, de l’innovation responsable, de la sensibilisation environnementale et du renforcement des compétences pour la transition énergétique.


Comprendre d’abord ce que nous protégeons?

Vidal DJOUKANG NGUIMFACK, ingénieur volontaire CECOSDA en risques et environnement, a ramené la discussion à l’essentiel : la couche d’ozone est un bouclier naturel qui absorbe une grande partie des rayonnements ultraviolets nocifs du soleil.

Sa dégradation peut avoir des conséquences sur la santé humaine, l’agriculture et les écosystèmes. Les échanges ont également insisté sur la nécessité de ne pas confondre les substances qui appauvrissent la couche d’ozone, les gaz à effet de serre et les polluants issus de la combustion incontrôlée des déchets. Ces problèmes environnementaux sont liés, mais ils n’agissent pas de la même manière.

Première leçon : protéger l’environnement commence par bien comprendre le problème.


Et si une solution « verte » créait un autre problème ?

L’un des moments les plus forts de la conférence a été le retour d’expérience de CECOSDA sur un projet de transformation de déchets plastiques en pavés. L’idée de départ était séduisante : réduire les déchets plastiques en les transformant en un matériau de construction utile.

Mais la mise en œuvre a montré que le système de chauffe utilisé pouvait générer des émissions jugées préoccupantes pour l’environnement et les communautés riveraines. CECOSDA a suspendu la production.

M. OGONO, personne ressource CECOSDA sur les programmes environnementaux et les polluants, a utilisé ce cas pour rappeler un principe essentiel : une initiative de recyclage n’est pas automatiquement écologique. Il faut également évaluer l’ensemble du procédé, la technologie utilisée et les nouveaux risques éventuellement créés.

Pour CECOSDA, innover de manière responsable signifie aussi savoir arrêter, réexaminer et améliorer une solution lorsque sa performance environnementale n’est pas satisfaisante.


Un vieux réfrigérateur n’est pas seulement un vieux réfrigérateur.

Vidal DJOUKANG NGUIMFACK, a attiré l’attention sur des pratiques quotidiennes souvent sous-estimées. Les réfrigérateurs, congélateurs et climatiseurs en fin de vie peuvent encore contenir des fluides qui doivent être manipulés correctement.

Le risque augmente lorsque ces équipements sont abandonnés, démontés sans précaution ou réparés sans pratiques adaptées de récupération. La protection de l’environnement concerne donc aussi le technicien, le vendeur, l’importateur et le propriétaire de l’équipement.

Former les techniciens et mieux gérer les équipements en fin de vie font partie des actions concrètes nécessaires pour aller vers des technologies plus sûres.


Ne brûlons pas ce que nous ne maîtrisons pas.

Les intervenants ont également abordé la combustion incontrôlée des déchets. Les plastiques, câbles électriques, équipements électroniques et autres matériaux complexes peuvent libérer des substances dangereuses lorsqu’ils sont brûlés dans de mauvaises conditions.

La recommandation pratique est d’éviter de brûler des matériaux dont on ne connaît pas la composition et de privilégier des solutions adaptées de collecte, de récupération ou de traitement. L’approche de CECOSDA consiste à traduire les messages environnementaux en actions compréhensibles dans les ménages, les ateliers, les écoles et les communautés.


Former les techniciens, c’est aussi agir pour l’environnement

La transition énergétique ne dépend pas seulement de nouvelles technologies. Elle dépend aussi des personnes capables d’installer, d’entretenir et de réparer correctement les équipements. Un technicien bien formé peut réduire certaines pertes évitables, identifier des pratiques inadaptées et mieux conseiller les clients.

C’est pourquoi CECOSDA relie la sensibilisation environnementale à des formations pratiques en électricité, énergie solaire, entrepreneuriat énergétique et compétences techniques.


Le message : le vert doit être vraiment vert.

La conférence du 16 septembre est allée au-delà d’un simple message commémoratif de sensibilisation. CECOSDA a également interrogé sa propre expérience et partagé ce qui a été changé lorsqu’un projet ne répondait pas suffisamment aux exigences environnementales recherchées.

Le message de l’organisation peut se résumer en trois actions : mieux comprendre, mieux former et mieux choisir les technologies.

CECOSDA remercie M. OGONO, personne ressource CECOSDA sur les programmes environnementaux et les polluants ; Vidal DJOUKANG NGUIMFACK, expert volontaire en risques et environnement ; ainsi que l’ensemble des participants ayant contribué aux échanges.

Une solution n’est véritablement verte que lorsqu’elle protège à la fois les populations et l’environnement.


L'équipe CECOSDA


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